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Transformation des bons gras en mauvais gras

Le raffinage des huiles
Une huile raffinée se compare à une farine blanche qui a subi diverses transformations et des pertes nutritives importantes ; une huile de première pression et pressée à froid se compare à une farine de blé entier moulue sur meule de pierre qui a subi un minimum de transformations et de pertes nutritives.

Les étapes du raffinage des huiles
Les fabricants d’huiles raffinées utilisent habituellement des graines cultivées de façon classique avec des agents fertilisants et des pesticides.
Celles-ci sont ensuite décortiquées, puis chauffées entre 80 et 120°C, ce qui permet d’extraire une quantité maximale d’huile ;
L’extraction se fait à l’aide de solvant.
À ce stade, l’huile obtenue est brute et impropre à la consommation, car elle contient encore du solvant et des substances dites indésirables, parce que vulnérables au rancissement.
Elle subit alors un ensemble de traitements physiques et chimiques dont plusieurs se font à haute température ; dégommage, raffinage, décoloration, désodorisation, coloration et parfois hydrogénation.
L’huile est ensuite embouteillée.

Vous pouvez garder ce genre d’huile pendant 5 ans et je vous garantis qu’elle ne rancira pas et qu’elle ne se gaspillera pas, puisqu’il n’y a absolument plus aucune substance vivante dans ce genre d’huile.

On retrouve ces huiles dans les mayonnaises, les vinaigrettes commerciales, le beurre d’arachide commercial, dans beaucoup de margarine et dans plusieurs autres aliments.

Conséquence de l’extraction chimique à chaud :
Le chauffage des huiles détruit la vitamine E, la lécithine et les acides gras essentiels (les bons gras).
Transforme les gras essentiels (bons gras) en mauvais gras néfaste pour la santé.

On obtient finalement un produit à la base très sain, en un produit  complètement dévitalisé et raffiné, qui a perdu toute sa valeur nutritive.

 La fabrication des bonnes huiles
Pour les huiles de première pression et pressées à froid ; l’extraction doit se faire mécaniquement et lentement pour limiter la friction et l’élévation de la température à plus de 60°C.
Les graines ne passent qu’une seule fois dans l’extracteur.
L’huile doit être ensuite décantée, puis filtrée et embouteillée.
Elle ne subit ni dégommage, ni raffinage, ni décoloration, ni désodorisation, ni coloration.

Les huiles qui sont seulement étiquetées comme une huile pressée à froid, sans que ce soit écrit première pression, sont repassées plusieurs fois dans la presse et des solvants y sont souvent ajoutés pour la conservation. Il faut toujours rechercher « première pression et pressée à froid ».

Malgré les différences qui peuvent exister entre une huile raffinée et une huile de première pression et pressée à froid, aucune réglementation ne protège cette dernière. Il faut être prudent lorsqu’on achète une huile de première pression à froid.

Voici les 3 critères minimaux pour vous assurer d’une qualité adéquate;
1. L’huile doit être de première pression à froid
2. Elle doit être dans une bouteille de verre foncée
3. Elle doit avoir une date d’expiration

Les gras ne sont pas tous nos ennemis, le corps a besoin de bons gras comme les oméga 3 et les bonnes huiles d’olive considérées comme étant la meilleure amie du foie.
Prochaine chronique : Le beurre ou la margarine ?

 

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Beurre ou margarine ?

Sans hésiter, je vous dis le beurre santé.

Qu’est-ce que le beurre santé ?

Tout simplement du beurre avec de la bonne huile.
Voici la recette : 1 livre de beurre non salé et 1 ½  tasse d’un mélange d’huile de bonne qualité, non raffinée (olive, carthame, sésame, pépins de raisin ou autre huile de première pression à froid que vous aimez). Je vous suggère cependant de mettre au moins ¾ tasse d’huile d’olive. Puisque celle-ci durcit au réfrigérateur, votre beurre santé se tiendra mieux. Il suffit de laisser le beurre à la température de la pièce et de bien le mélanger à l’huile, au robot ou à la main avec un fouet, et de le réfrigérer.

Puisque ce beurre a tendance à ramollir plus vite que le beurre traditionnel, je vous conseille de le mettre dans de petits contenants. Ainsi vous pourrez changer de plat si le beurre est trop mou pendant l’été. Vous pouvez saler votre beurre, y mettre de l’ail ou des fines herbes. Truc de votre naturopathe : Ne faites jamais chauffer le beurre avant de faire le mélange. Le beurre chauffé se conservera uniquement un mois, et trois mois s’il n’est pas chauffé. Il se congèle aussi très bien.

Pourquoi utiliser le beurre ?
Je préfère de beaucoup manger du beurre plutôt que de la margarine, parce que le beurre est un ingrédient que le corps reconnaît très bien.

Et le cholestérol, me direz-vous ? 
Le foie fabrique lui-même 80 % du cholestérol dont nous avons besoin. Le reste doit lui venir de l’alimentation. Ce qui veut dire que le cholestérol est essentiel pour notre corps. Nous en avons besoin pour beaucoup de choses, dont les hormones sexuelles et l’énergie. Il suffit d’y aller avec modération.

La margarine
Pour avoir le droit de la nommer  margarine, il faut que sa préparation contienne 80 % d’huile et 16 % d’eau.

Voici le processus de fabrication de la margarine. D’abord un mélange d’huiles raffinées, auxquelles sont ajoutés des colorants. Par un procédé d’émulsion, cette préparation est alors mélangée à une portion d’eau, de lait, de sel, de sucre, d’arômes et parfois de vitamines.
Pour donner à la margarine l’aspect du beurre, un colorant jaune est utilisé et, comme tous les colorants chimiques, ils sont considérés comme dangereux pour la santé.

Donc la margarine c’est des huiles raffinées (voir la signification des huiles raffinées dans la chronique précédente), avec des colorants et un peu d’eau ou de lait. Certaines margarines sont faites à base de Canola ou d’huile d’olive, plutôt qu’avec des huiles végétales qui sont un mélange de toutes sortes d’huiles. C’est mieux lorsque la sorte d’huile utilisée est précisée, mais il n’en reste pas moins que cette huile est raffinée.

Une nouvelle sorte de margarine a vu le jour. On fabrique maintenant des margarines non hydrogénées à partir d’un mélange d’huiles raffinées auxquelles on a incorporé des huiles saturées comme de l’huile de palme, de palmiste ou de coprah. On obtient alors des margarines solides à la température de la pièce.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, on disait que le beurre n’était pas bon à cause du gras saturé !
Bon appétit!

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